Pour certains, la France n'est qu'une idée, un art de vivre, un mode de citoyenneté ! Pour d'autres, c'est surtout une galerie de portraits des héros, des poètes, des insoumis géniaux, des penseurs. Pour d'autres, une pléthore de beaux paysages et de monuments somptueux. Pour Denis Tillinac, la France est tout cela, mais infiniment plus. C'est une personne à la fois très charnelle et un peu idéale dont il aime en amoureux transi les figures symboliques, les lieux, les styles, la mémoire, y compris les moins convenues. La France, c'est sa demeure, sa fiancée éternelle, le ressort innombrable de ses songes.
"La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. J'aime enchâsser l'or et le sang de son histoire dans la chair de sa géographie. Il en résulte un patriotisme de facture rustique, un peu comme la foi du charbonnier...
Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron...
"J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur..."